Causes pour demander un divorce : tout comprendre

Voici un exposé des principales causes de divorce et un rappel des motifs légaux de divorce pour faute.

Quelles sont les causes du divorce les plus fréquentes ?

La cause numéro 1 des divorces est l’infidélité. Elle serait à l’origine d’un tiers des demandes de divorce.

Vient ensuite l’égoïsme du partenaire, c’est-à-dire le fait que l’un des conjoints ne s’occupe plus de l’autre conjoint, manque d’affection, ne remplit plus son devoir conjugal, fait preuve d’indifférence etc.

 
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L’ « égoïsme » est à l’origine de plus de 20% des divorces.

Le mauvais caractère, les comportements abusifs (jalousie…) et les désaccords concernant l’avenir (maison, enfants, animal domestique etc.) sont chacun à l’origine de 15% des divorces.

Important : ces causes ne s’excluent pas entre elles. Elles peuvent tout à fait  s’additionner. D’ailleurs, la plupart du temps, c’est un ensemble de causes réunies qui mènent au divorce.

Près de 10% des divorces ont pour cause l’incompatibilité des époux. Les époux se rendent compte qu’ils ne vont pas ensemble. Pour éviter ces surprises, mieux vaut attendre avant de se marier !

10% aussi des divorces ont pour motif une perte d’emploi d’un des conjoints ou bien des raisons financières (dettes notamment).

Les beaux-parents ne sont pas en reste. Ce n’est pas une légende : les beaux-parents peuvent ruiner un couple. Ils seraient à l’origine de plus de 10% des divorces !

Quels sont les motifs légaux du divorce ?

A la différence de ce qui existe dans certains pays (au Canada par exemple), il n’existe pas en France à proprement parler de « motifs légaux » pour divorcer.

En revanche, il existe des motifs du divorce qui constituent des fautes et qui par conséquent peuvent justifier une procédure de divorce pour faute.

Mais justement, quels sont ces motifs qui constituent des « fautes » ?

Il faut savoir sur ce point qu’il appartient entièrement au juge aux affaires familiales de déterminer si tel ou tel motif constitue une faute.

Le JAF fonde sa décision au regard des règles du Code civil et des décisions de jurisprudence prises par les tribunaux.

La société évolue : ce qui hier constituait une faute n’est aujourd’hui plus considéré comme une faute, du moins comme une faute suffisante pour justifier le divorce pour faute.

Voici les fautes qui peuvent conduire à un divorce pour faute :

  • Les violences conjugales : physiques, psychologiques ou sexuelles
  • L’abandon du domicile conjugal : les époux ont le devoir de cohabiter
  • La dilapidation des ressources patrimoniales et financières par l’un des conjoints
  • Etc

L’infidélité, c’est-à-dire l’adultère, n’est plus aujourd’hui considérée comme une faute entraînant systématiquement le divorce.

Par contre, si les infidélités sont répétées, le juge peut décider que le motif est valable.

En dernier ressort, c’est au juge de décider au cas par cas.

Dans tous les cas, il appartient au conjoint qui demande un divorce pour faute de prouver qu’il y a bien eu faute.