Aujourd'hui, en France, plus de 100 morts par an pour violence conjugale !

Les violences conjugales peuvent entraîner la mort, volontaire ou involontaire, de la victime.

Cette situation est hélas plus courante qu’on pourrait le croire.

Les homicides liés à la violence conjugale en France : statistiques

Même si le nombre de morts du fait de violences conjugales tend à diminuer d’années en années en longue période, on recense chaque année plus de 100 morts victimes de violences conjugales.

En effet, en moyenne entre 100 et 200 personnes meurent chaque année des suites de violences conjugales (violence causées par le conjoint, l’époux, l’ex-époux, le partenaire pacsé ou le concubin).

 
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Les femmes sont en première ligne des crimes conjugaux : elles constituent plus des trois quart des victimes décédées (en général : 140 femmes tuées / 25 hommes tués).

Au total, près de 20% des homicides – tous homicides confondus – sont dus à des violences conjugales. Le crime conjugal n’est donc pas du tout marginal.

Les enfants et les homicides conjugaux

Ce constat est d’autant plus terrifiant que les enfants comptent parmi les victimes des crimes conjugaux : chaque année, entre 8 et 15 % des victimes mortes du fait des violences conjugales sont des enfants.

Chaque année en effet entre 10 et 25 enfants perdent la vie à cause de violences exercées sur eux par leurs parents.

Par ailleurs, entre 20 et 25 enfants sont tous les ans témoins d’un crime conjugal – spectacle terriblement traumatisant pour des enfants parfois très jeunes.

Remarque : les crimes conjugaux peuvent donc parfois prendre la forme de crimes familiaux.

Modalités des homicides et des crimes conjugaux

Dans la grande majorité des cas - les trois quarts environ -, les auteurs de ces crimes ont eu recours à une arme : arme à feu ou arme blanche (couteau etc.). Pour le quart restant, les homicides résultent de coups ou d’une strangulation.

Dans la moitié des cas, la personne décédée des suites de violences conjugales avait déjà subi des violences au sein de son couple. Il été donc victime de violences conjugales répétées et habituelles.

Autre ordre de grandeur : dans plus de la moitié des affaires, l’auteur de l’homicide conjugal – que cet homicide soit volontaire ou involontaire – était sous l’influence de l’alcool, de drogues ou de médicaments psychotropes.

Ces chiffres témoignent de la gravité du phénomène des violences conjugales. Elles peuvent être fatales pour leurs victimes.

Voici, pour rappel, le numéro dédié aux victimes de maltraitances conjugales : le 3919. Ce numéro est gratuit, accessible 7j/7 et vous permet de vous confier à des acteurs sociaux spécialisés dans les violences conjugales.

Conseil : N'hesitez pas à les appeler ! Ils sauront vous aider à entreprendre les démarches nécessaires pour ne plus avoir à subir des actes de violence de la part de votre conjoint.