Réfugiés

Les réfugiés sont des personnes qui ont dû fuir leur pays pour des raisons politiques, religieuses ou climatiques. Elles bénéficient d’un statut particulier dans de nombreux pays grâce au droit d’asile.

Réfugiés : définition

Un réfugié est une personne qui a quitté son pays d’origine pour des motifs de nature politique, religieuse ou raciale. Un réfugié n’a pas la nationalité du pays dans lequel il s’est installé. Les personnes qui ont le statut de réfugié sont parfois appelées « demandeurs d’asile ». Lorsqu’un pays accueille des réfugiés, on parle d’asile politique.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui a pour objectif de défendre les droits des réfugiés, estimait en 2006 le nombre de réfugiés dans le monde à plus de 8,5 millions.

Réfugiés politiques

Un réfugié politique est une personne qui a été obligée de quitter son pays d’origine par crainte d’être persécutée pour ses opinions. Tous les pays signataires de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 doivent offrir l’asile aux personnes ayant le statut de réfugiés politiques.

On estime aujourd’hui à 165 000 le nombre de réfugiés politiques installés sur le sol français. Pour la moitié d’entre eux, il s’agit de réfugiés originaires de pays asiatiques. La France est reconnue historiquement comme étant une grande terre d’accueil des réfugiés politiques. Ce droit d’asile politique apparaît d’ailleurs dans la Constitution française de 1958 (Article 53.1) :

« Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République ».

 
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C’est l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) qui statue sur les demandes d’asile des réfugiés. Pour en savoir plus sur l’OFPRA, lire la fiche « OFPRA ». Les demandes sont examinées scrupuleusement, du fait de la recrudescence du terrorisme et de l’existence de personnes qui se présentent comme réfugiés de manière abusive (pour contourner les lois sur l’immigration).

Le statut de réfugié politique permet au réfugié de recevoir une carte de résident de 10 ans renouvelable automatiquement. Cette carte de résident de 10 ans permet à son bénéficiaire d’accéder au marché de l’emploi. Pour en savoir plus sur la carte de résident 10 ans, lire la fiche « Carte de résident 10 ans ».

Un réfugié qui se voit refuser l’asile politique doit quitter le territoire national dans un délai d’un mois.

Réfugiés climatiques ou réfugiés environnementaux

Les réfugiés climatiques ou environnementaux désignent toutes les personnes qui sont obligées de quitter leur région d’origine à cause de la dégradation de leur environnement local : inondations, moussons, sécheresse, érosion des sols, désertification, etc. Parmi les réfugiés climatiques, on trouve un grand nombre d’agriculteurs, de pêcheurs ou d’éleveurs d’animaux notamment.

Avec le réchauffement climatique, le nombre de réfugiés climatiques est en pleine expansion. On estime qu’une personne déménage chaque seconde pour des motifs climatiques, soit près de 20 millions de réfugiés par an. On estime qu’en 2050, le nombre de réfugiés climatiques atteindra les 250 millions de personnes.

Bon à savoir : la plupart des réfugiés climatiques migrent à l’intérieur de leur pays. Près de 90% des réfugiés climatiques sont issus de pays asiatiques. Les migrations climatiques concernent essentiellement les pays les plus pauvres.

Le cas des réfugiés syriens

La Syrie est en état de guerre civile depuis 2011. Selon le HCR, ce sont plus de deux millions et demi de Syriens ont dû quitter leur pays pour fuir la guerre et les persécutions. Les migrations de réfugiés syriens en direction de l’Europe se sont accélérées fin 2015. Les pays européens sont très divisés sur la prise en charge des réfugiés originaires de Syrie.

Face à l’ampleur de la crise des migrants, le président François Hollande a promis d’accueillir 24 000 réfugiés politiques supplémentaires en provenance de Syrie. La Commission européenne, se basant sur le principe de solidarité européenne, a demandé à chaque pays de l’Union européenne d’accueillir des quotas de migrants syriens. La crise des migrants a engendré une crise européenne, du fait des oppositions entre la Commission et un certain nombre de pays de l’UE réticents à l’idée d’accueillir de nouveaux migrants.