L’abus de confiance, l’escroquerie et les autres délits de ce genre

Escroquerie, corruption, abus de confiance, abus de biens sociaux, chantage : qu’est-ce qui se cache derrière toutes ces infractions ? Comment les caractériser ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Quelles sont les sanctions pénales prévues pour chacune d’elle ? Découvrez en 5 min l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur ces cinq infractions.

Escroquerie : un délit de tromperie passible de prison

L’escroquerie est un délit lourdement sanctionné par le Code pénal. Une escroquerie consiste à utiliser de la tromperie pour obtenir quelque chose d’autrui : de l’argent, un accord, une renonciation à un droit, un service, etc.

La tromperie, dans le cadre de l’escroquerie, peut porter sur le nom, sur la qualité ou sur un faux document. L’escroc peut en effet utiliser une fausse identité, faire valoir une qualité qu’il n’a pas (se faire passer pour un gendarme par exemple) ou bien utiliser de faux documents (un faux diplôme par exemple, ou une fausse attestation).

L’escroquerie, qui doit être distinguée de l’abus de confiance, est passible de 5 ans de prison et d’une amende de 375 000 euros. Pour en savoir plus sur ce délit, lire la fiche « Escroquerie ».

 
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Corruption passive et active : un délit ou un crime ?

La corruption est une infraction définie dans l’article 435-1 du Code pénal. La corruption désigne le fait «  de solliciter ou d'agréer, sans droit, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour elle-même ou pour autrui, afin d'accomplir ou de s'abstenir d'accomplir un acte de sa fonction, de sa mission ou de son mandat ou facilité par sa fonction, sa mission ou son mandat ».

Dans la corruption, il y a au moins deux personnes :

  • La personne qui est corrompue : celle qui sollicite ou agréé des offres, des promesses, des dons, sans droit, directement ou indirectement. Si c'est le bénéficiaire des contreparties de la corruption qui est à l'initiative de la corruption, on parle de corruption passive.
  • La personne qui corrompt (celle qui offre les dons, les présents, les avantages…). Si c'est le corrupteur qui est à l'initiative de la corruption, on parle de corruption active.

La corruption est un délit. La corruption est publique lorsqu’elle implique une personne dépositaire de l’autorité publique, chargée d’une mission de service publique ou investie d’un mandat électif public.

La corruption qui implique des magistrats est considérée comme un crime est passible de sanctions très lourdes.

Le corrupteur et le corrompu encourent chacun une peine de prison pouvant avoir une durée de 10 ans maximum. L’amende peut quant à elle atteindre plusieurs millions d’euros.

Pour en savoir plus sur la corruption, sa définition et ses sanctions, lire la fiche « Corruption ».

 
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Abus de confiance : un délit puni par la loi

L’abus de confiance est un délit sanctionné comme tel par le Code pénal. L’infraction consiste, selon l’article 314-1 du même Code, dans « le fait par une personne de détourner, au préjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu'elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d'en faire un usage déterminé ».

Formulé plus simplement, l’abus de confiance consiste à disposer du bien d’autrui d’une manière allant à l’encontre de ce qui était convenu au départ avec le propriétaire. Par exemple, le fait d’utiliser sa voiture de fonction pour partir en vacances alors que ce n’était pas prévu dans le contrat. L’auteur d’un abus de confiance encourt une peine de prison de trois ans et une amende de 375 000 euros.

L’abus de confiance repose toujours sur la violation d’un accord préalable. Pour en savoir plus sur les éléments constitutifs de l’abus de confiance et sur les sanctions pénales en cas d’abus de confiance, lire la fiche « Abus de confiance ».

Abus de biens sociaux : un délit qui concerne les dirigeants

L’abus de biens sociaux (ou ABS) est l’acte qui consiste, pour un dirigeant de société ou d’association, à détourner sciemment des biens sociaux (argent, véhicules, locaux…) dans un sens contraire aux intérêts de la société ou de l’association.

Il s’agit d’une forme d’abus de pouvoir. L’abus de biens sociaux peut être accompli « à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle (le gérant) est intéressé directement ou indirectement ».

L’infraction d’abus de biens sociaux peut s’appliquer aussi bien aux dirigeants de fait qu’aux dirigeants de droit. L’auteur d’un ABS encourt 5 ans de prison et une amende de 375 000 euros.

Pour en savoir plus sur les conditions de l’infraction, sur son délai de prescription et sur ses sanctions pénales, lire la fiche « Abus de biens sociaux ».

Chantage : définition du Code pénal

C’est l’article 312-10 du Code pénal qui définit précisément l’infraction de chantage. Constitue un chantage « le fait d'obtenir, en menaçant de révéler ou d'imputer des faits de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération, soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque ».

Formulé plus simplement, le délit de chantage consiste à obtenir quelque chose de quelqu’un (de l’argent, une renonciation à un droit, un accord, un bien…) en recourant à des menaces ou à toute autre forme de pression.

Le chantage est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende. Les sanctions pénales sont portées à 7 ans de prison et à 100 000 euros d’amende si les menaces ont été mises à exécution. Pour en savoir plus, lire la fiche « Chantage ».